Le Quartier chinois virtuel de Québec
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La présence chinoise de Québec (1 de 7)
par Martine Freedman, Ph. D. en géographie

 

Traces de l’ancienne présence chinoise de Québec aujourd’hui

Aujourd’hui, il ne reste que quelques traces visibles de l’ancienne présence chinoise de Québec : la maison qui abritait le siège de l’Association des Chinois de Québec (au 617 rue Saint-Vallier Est) (Figure 1), le restaurant le Wok’n Roll (Figure 2) ainsi que quelques tombes au cimetière Saint-Charles. La maison et le restaurant ne montrent plus les signes de leur histoire : l’écriteau aux idéogrammes chinois a été enlevé en octobre 2005 et le restaurant ne se distingue pas d’un autre restaurant chinois. Si l’on n’y prend pas garde, ces traces, et par là même l’histoire qu’elles renferment, sont vouées à s’effacer.

Quelques repères historiques

L’arrivée des premiers Chinois se situe dès la fin du XIXe siècle, principalement dans les quartiers centraux de Québec. Peu à peu, cette communauté grossit (Figure 3). Les premiers habitants étaient appelés les célibataires mariés, car ces hommes avaient laissé leur femme en Chine (Hoe, 1987). Une des principales raisons qui empêchait les femmes de venir s’installer au Canada provenait de la taxe d’entrée au pays qui était trop élevée. Les lois discriminantes d’immigration – qui ne touchaient d’ailleurs pas que les Chinois – furent abrogées en 1947, ce qui permit aux femmes chinoises de rejoindre le rang des immigrants (Hoe, 1987; Tan et Roy, 1985). L’arrivée de ces dernières contribua aussi à l’augmentation de la présence chinoise au Canada.

 La maison du 617 rue Saint-Vallier Est (Freedman, 2005).

Figure 1 : La maison du 617 rue Saint-Vallier Est (Freedman, 2005).

Wok'n'Roll Freedman 2005

Figure 2 : L’enseigne du restaurant Wok’n Roll (Freedman, 2005)

La présence chinoise de Québec 02


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Première édition 5 mai 2012
Modifiée le 09 juillet 2016


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